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Le RVN
a reçu du Sécrétariat d'État |
"2003, ANNE EUROPEENNE DES PERSONNES HANDICAPEES"
Description détaillée du projet et de ses enjeux
Nature de l’action : une journée européenne tournée vers les régions.
S’il est prévu de l’organiser à Paris pour des raisons à la fois symboliques et de commodité de transport, notre journée de juin se veut d’abord largement ouverte à tous les acteurs régionaux d’Europe.
A cette fin, il a été convenu d’organiser des tables-rondes en liaison avec Paris dans deux villes au moins - Toulouse et Metz -, mais aussi, si cela nous est possible avec un ou deux villages tels que Chooz dans les Ardennes ou encore Jun en Andalousie.
Des tables rondes en région à l’origine d’actions nouvelles et d’une meilleure visibilité sur les réalisations et les actions à engager.
Ces tables rondes seront organisées en étroite liaison avec la presse régionale afin de conformer le caractère informationnel de la journée (elles seront animées par un journaliste local), mais aussi d’autre part pour ouvrir une série d’Entretiens régionaux que nous espérons promouvoir à l’avenir en adoptant une même démarche, sous un même intitulé et avec un déroulement relativement identique, en mettant naturellement l’accent sur les réalisations régionales, sur les projets des collectivités - et ceci tout en agençant les démonstrations afin de présenter une réelle visibilité sur tout un ensemble de bonnes pratiques qui auront été repérées et analyses tout au long de notre périple européen. De tels entretiens régionaux en Europe, ainsi annoncés et préparés par la manifestation parisienne du mois de juin, pourraient de la sorte constituer l’une des conséquences attendues de notre projet.
Les visioconférences avec quelques villes autres que Paris ne devront pas être l’occasion seulement pour quelques maires et présidents de conseils régionaux d’intervenir, mais aussi d’entamer une démarche informationnelle que l’année 2003 aura ainsi permis de mettre en marche.
Une meilleure connaissance des réalités locales, des besoins, freins et contraintes spécifiques, une meilleure prise en compte des possibilités offertes par les technologies numériques, un travail collaboratif plus fort entre associations européennes, tout cela à nos yeux sera ainsi né de la manifestation de juin 2003.
Le monde du handicap attend bien autre chose que des évocations déjà entendues : ce sont de nouvelles stratégies d’accompagnement qui devront être formulées, de nouvelles possibilités d’agir au moyen de technologies en cours de développement ou récemment présentées.
Pour agir sur la ville de demain, c’est aujourd’hui que les choix d’aménagement et d’accès pour tous devront être faits au travers de présentations débarrassées des scories rhétoriques et là encore l’année européenne nous semble constituer à cet égard une réelle opportunité pour tous les acteurs : celle du déclenchement d’une action globale, d’une prise de conscience nouvelle, d’une insertion dans un paysage qui est celui de l’impact des infotechnologies sur les territoires, où se croisent de nouvelles approches, de nouvelles solutions, mais aussi - il est essentiel de ne point se le dissimuler - de nouveaux obstacles.
Ainsi quelle place pour les personnes handicapées et singulièrement toutes celles placées dans des situations handicapantes du fait de leur déficience sensitive et auditive dans les nouveaux rapports des territoires aux savoirs, à leur production et à leur transmission ? Quelle place aussi dans les nouveaux horizons de création culturelle ou encore d’innovation économique ? Le handicap n’est évidemment pas la personne, mais l’environnement qui empêche l’interaction. Plus encore que des personnes handicapées à prendre en compte, ce sont ainsi de nombreuses situations de handicap que devra prévoir la ville numérique.
Il ne sera évidemment pas possible de prendre en compte en une seule journée tous le domaines , et singulièrement le domaine du handicap moteur : les personnes sourdes, non-voyantes et mal voyantes sont donc pour l’essentiel au cœur de cette rencontre. Il ne s’agit pas de se livrer à un quelconque amalgame, mais de permettre aux décideurs présents de se forger une vision plus globale pour résoudre les problèmes des uns et des autres.
La journée s’appuie d’abord sur les pratiques technologiques : sous cet angle, non seulement les usages d’Internet pour sourds et mal-voyants, mais les possibilités offertes pour toutes les situations handicapantes seront prises en compte.
Un état des problèmes et des solutions doit être dressé, en relation étroite avec toutes les villes actives en ce domaine. Il s’agit d’accompagner ces acteurs, au travers notamment de témoignages européens.
Le RVN et ses partenaires ont pris de nombreux avis relatifs à l’organisation d’une telle journée : une telle prise en compte fait de cette proposition un véritable projet collectif, ce qu’entend d’ailleurs traduire la composition même de notre comité de pilotage. Suite au label " Paris Europe " conféré au Réseau européen des Villes Numériques, celui-ci avait notamment annoncé en vue d’une première journée européenne la création d’une Task Force sur ce thème de " la ville numérique pour tous ". C’est suite à une première réunion à l’Hôtel de Ville que se sont multipliés les contacts et que s’est mis en place un groupe de travail sur le projet ici présenté.
Ces réponses nous ont permises de confronter les trois axes à retenir : " technologies nouvelles ", " espaces de vie ", " prospective ".
Chacun de ces axes devra être en lui-même porteur " d’avenir concret " :
La formulation des trois axes pourrait ainsi se résumer au travers des propositions ci-dessous.
1.- Un état des lieux en ce qui concerne les technologies disponibles ou sur le point de l’être s’avère aujourd’hui indispensable.
La matinée devrait y être consacrée.
L’objectif de la manifestation doit en effet, être d’abord et avant tout à nos yeux de permettre à chaque partenaire et à son réseau européen et international de se faire porteur de sa propre expérience.
Une série d’expérimentation peut être d’ailleurs envisagée dans le cadre de la préparation de la journée, en association avec tous ceux qui le souhaitent.
Seront conviés à cette journée laboratoires, instituts de recherche, entreprises européennes et organismes internationaux.
L’état des technologies et les situations de vie nous amèneront en une première partie à informer sur les situations handicapantes (10h-12h).
Cinq domaines seront ici particulièrement pris en compte : les champs culturels, les relations avec les administrations, l’information et la communication, les situations d’urgence, ainsi que l’ensemble des problèmes de vie pour personnes sourdes et non-voyantes
Des démonstrations d’outils technologiques sont prévues dans une seconde partie de la matinée (12h-13h).
Des démonstrations seront demandées
II – Territoires exemplaires en Europe: réalisations et projets.
Il s’agira dans cette seconde séance de ressembler tous ceux qui, au sein de collectivités territoriales, ont pour mission de prévenir, d’accompagner et d’aider les habitants dans leur quotidien.
La mobilité et le transport y jouent à l’évidence un rôle majeur, mais aussi les installations de communication et les possibilités offertes de connexion aux réseaux. Les installations de type " hot spot " constituent à cet égard plus qu’une métaphore de la ville de demain, de même d’ailleurs que les paiements au moyen de portables…
C’est une succession de témoignages européens que nous proposons pour la première moitié de l’après-midi et c’est d’ailleurs à cet égard que la présente réponse à l’appel à projets prend en réalité toute sa dimension.
Il s’agit en effet d’abord et avant tout de permettre à un certain nombre d’acteurs territoriaux européens d’être présents (on songe d’abord à des villes comme Stockholm, Vienne, Valencia, mais l’ensemble des contacts de chaque partenaire doit être là encore pris en compte, notamment pour ce qui est des collectivités françaises (telles que Metz, Lyon…). Espaces plurifonctionnels, espaces multimédia, nouveaux espaces urbains sont ainsi par exemple potentiellement porteurs de nouveaux usages, de nouvelles pratiques.
Il nous semblerait souhaitable de pouvoir décliner suite à cette journée propositions et constats à l’échelle des villes et régions, ne serait-ce que pour répondre avec elles aux futurs appels d’offres du 6e programme-cadre de recherche et développement. Il s’agit en tout premier lieu de faire en sorte que tous les acteurs et décideurs pourraient ainsi profiter d’une réelle visibilité sur les actions possibles et les préconisations à émettre.
Cette partie " actions " est prévue pour durer deux heures environ.
Une première partie s’efforcera de présenter un certain nombre de réalisations, mais aussi les projets d’un certain nombre de collectivités territoriales européennes.
Une communication sur les freins qui font échouer les projets d’accessibilité devrait être assurée par un représentant la communauté européenne. Elle serait suivie par des présentations d’acteurs territoriaux qui ont agi sur le domaine (Paris, Toulouse, Metz, Castres, Chooz…), ainsi que de représentants d’entreprises (EDF, FT, CNAF, RATP…)
Deux interventions - l’une municipale, l’autre gouvernementale - concluraient cette seconde partie.
III. Un horizons prospectif pour tous les acteurs.
Cette partie prospective devrait avoir une durée d’une heure, avec deux contributions distinctes. La première évoquera quelques traits de la ville de demain, la seconde proposera la création d’un réseau d’excellence.
La réflexion sur le handicap doit occuper une place majeure dans la réflexion sur la ville numérique de demain.
Les acteurs de terrain, même si - naturellement - ils le pressentent souvent avec force, n’en ont pas eux-mêmes une vision très claire. Il revient donc à une structure de mutualisation des savoirs prospectifs tels que le Réseau européen des Villes Numériques d’y sensibiliser, avec tous ses partenaires, les divers acteurs et singulièrement l’ensemble des responsables institutionnels des territoires.
Les quatre axes retenus par le Club d’Analyses Prospectives qui développe ses analyses aux côtés du Réseau européen des Villes Numériques permettent de resituer certains enjeux à l’horizon 2010 - 2020 :
Tel est l’horizon potentiel offert par la ville et les territoires des prochaines années, où nos espaces de vie seront à l’évidence ceux des technologies convergentes des NBIC comme on dit aujourd’hui (Nano, Bio et Info technologies, mais aussi techniques basées sur les sciences Cognitives).
On mesure combien le concept même de situation handicapante risque d’être soumis à une singulière inflation sémantique, avec des implications négatives donc, mais peut-être aussi positives : négatives certes au travers de la démultiplication des obstacles rencontrés dans l’accès à ces divers domaines, positives aussi où le mur séparant - voire clôturant - l’univers du handicap d’un espace dit de normalité aura moins de réalité : nous serons tous plus ou moins avantagés, plus ou moins handicapés dans un domaine ou dans un autre. Distinguer rapidement un détail iconographique dans un programme de visite virtuelle ne se révélera ainsi pas seulement délicat pour des déficients visuels…
Le nouvel horizon culturel de la mobilité dans la ville montre ainsi que les défis et enjeux à cet égard seront nombreux, dans la mesure même où nous nous trouvons devant un horizon marqué par un processus continu de fabrication, de consommation et de diffusion de savoirs. Sans visibilité, sans perception globale et sans recul, il est à craindre en effet que la ville numérique que nous souhaitons construire dans les années qui viennent ne séparent et ne divisent en effet encore d’avantage les hommes par rapport aux barrières qu’ils véhiculent déjà .
Nous serions en ce cas tous fautifs dans la mesure où, contrairement à d’autres grandes mutations économiques et culturelles de nos espaces de vie depuis la révolution néolithique qui a vu il y a moins de dix mille ans l’apparition même de la ville, nous avons aujourd’hui les moyens et les technologies pour atténuer, voire en certains cas faire disparaître bien des facteurs qui, depuis, ont singulièrement contribué à nous séparer.
Il nous faut donc surtout scruter les technologies et agir dès aujourd’hui au nom d’une prospective permettant d’agir contre les situations handicapantes de demain, en y associant, comme à chaque fois, les réseaux de chercheurs et les porteurs d’expertise territoriale. En termes de perception visuelle et auditive, le défi technologique s’avère fondamental.
C’est à ce défi que les responsables du Réseau européen des Villes Numériques et leurs partenaires s’efforceront en tout cas de répondre à l’occasion de l’Année européenne dues personnes handicapées, et ce au travers de la journée d’information ici proposée.
Suite à la proposition du commissaire européen Philippe Busquin de réunir les entités oeuvrant sur un même terrain en réseaux d’excellence, nous nous proposons d’annoncer officiellement la création de ce réseau à l’occasion de notre journée de juin, ceci sous un intitulé qui pourrait être la " ville numérique pour tous " .
Ce réseau afficherait notamment des partenariat forts avec les collectivités locales en vue d’un soutien renforcé de leur part à la recherche et développement dans le domaine de lutte non seulement contre les situations handicapantes, mais également contre de nouveaux obstacles susceptibles d’être engendrées par les mutations technologiques.
Nombreux sont heureusement aujourd’hui les laboratoires, centres de recherche, institutions et entreprises en effet qui travaillent à ce jour sur des interfaces et technologies diverses et qu’il conviendrait de réunir en un réseau d’excellence européen. Il ne s’agirait pas seulement de faciliter les échanges de savoirs en la matière, mais aussi de conférer une meilleure visibilité sur les marchés disponibles permettant aux entreprises d’exploiter réellement et rapidement les innovations disponibles dans les laboratoires.
La journée s’achèverait par là-même au travers de la présentation de la finalité et du fonctionnement futur du réseau. Mais il nous faudra également se rappeler les besoins évoqués le matin et décrire comment les collectivités peuvent aujourd’hui aller plus loin pour répondre à ces besoins, et notamment en exploitant l’ensemble des possibilités ouvertes par une société de la connaissance en réseau. http://www.arenotech.org